Depuis le 15 avril 2024, le contrôle technique est devenu obligatoire pour tous les deux-roues motorisés, trois-roues et quadricycles à moteur en France. Cette obligation concerne désormais des millions de conducteurs. Quels sont les véhicules concernés, à quelle fréquence doit-on effectuer ce contrôle et quels points sont vérifiés ? Explications par Maître Minier, avocat en droit routier à Carpentras et Avignon.
- 1 ⚠️ Attention aux fausses informations sur la suppression du contrôle technique moto
- 2 Pourquoi un contrôle technique obligatoire pour les deux-roues ?
- 3 Base légale et textes de référence
- 4 Quels véhicules sont concernés ?
- 5 Calendrier de mise en œuvre
- 6 Que vérifie le contrôle technique des deux-roues ?
- 7 Tarifs observés
- 8 Sanctions en cas de défaut de contrôle technique
- 9 Conséquences sur la vente d’un véhicule
- 10 Impact sur l'assurance des deux-roues motorisés
- 11 Où passer son contrôle technique pour véhicules de catégorie L ?
- 12 Préparer son deux-roues au contrôle technique
- 13 Recours et contestations
- 14 F.A.Q. Contrôle technique moto et deux-roues

Ce qu’il faut retenir
- Obligatoire depuis le 15 avril 2004.
- Périodicité : 5 ans puis 3 ans.
- Coût : 50-80 €.
- Sanctions : amende 135 €, immobilisation, impact sur la vente.
⚠️ Attention aux fausses informations sur la suppression du contrôle technique moto
Depuis fin 2025, de nombreux articles circulent sur internet affirmant que le contrôle technique moto serait « supprimé » ou « abandonné » au niveau européen. Cette information est fausse ou, au minimum, trompeuse.
Ce qui s’est réellement passé : Le 27 novembre 2025, le Conseil de l’Union européenne a adopté une proposition de révision de la directive 2014/45/UE. Cette proposition prévoit que les États membres peuvent exclure du contrôle technique les motos de plus de 125 cm³, à condition d’avoir mis en place des mesures alternatives de sécurité routière efficaces.
Ce que cela signifie concrètement:
- il ne s’agit que d’une proposition, pas d’une directive en vigueur ;
- chaque État membre reste libre de maintenir ou non le contrôle technique ;
- la France n’a manifesté aucune intention de supprimer cette obligation ;
- des conditions strictes (mesures alternatives) seraient requises pour toute exemption.
En France, rien ne change : Le contrôle technique des deux-roues motorisés reste obligatoire en 2026, avec le même calendrier et les mêmes modalités. Les propriétaires de motos, scooters et cyclomoteurs doivent continuer à respecter leurs échéances de contrôle.
Source officielle : Document ST-15613-2025 du Conseil de l’UE
Mise à jour : 11 janvier 2026
Pourquoi un contrôle technique obligatoire pour les deux-roues ?
Cette mesure vise plusieurs objectifs complémentaires :
- Renforcer la sécurité des usagers :
Un entretien régulier permet de détecter plus tôt les éventuels défauts techniques susceptibles de provoquer des accidents : défaillance des freins, de la direction, ou des dispositifs d’éclairage. L’objectif est de limiter les risques mécaniques qui peuvent compromettre la stabilité et la sécurité des conducteurs et des autres usagers. - Réduire les nuisances environnementales
Le contrôle technique permet également de surveiller les émissions polluantes, en particulier sur les véhicules plus anciens, et de limiter la pollution sonore liée aux échappements non conformes. - Harmoniser les règles au niveau européen :
Ce contrôle technique s’inscrit dans la démarche d’harmonisation impulsée par la directive européenne 2014/45/UE, qui impose déjà un contrôle aux motos de catégorie L3e et supérieures. La France a toutefois choisi d’aller plus loin, en élargissant l’obligation à l’ensemble des véhicules immatriculés de la catégorie L, incluant ainsi les cyclomoteurs et tricycles, dès lors qu’ils circulent sur la voie publique.
Base légale et textes de référence
Le contrôle technique pour les véhicules motorisés à deux ou trois roues et quadricycles à moteur est une inspection périodique obligatoire qui vise à vérifier l’état technique et la sécurité de votre véhicule. Cette mesure s’inscrit dans une démarche européenne d’harmonisation des réglementations de sécurité routière et concerne tous les véhicules de catégorie L soumis à immatriculation.
Cette obligation découle du décret n°2023-974 du 23 octobre 2023, qui modifie plusieurs articles du Code de la route, notamment :
- l’article R.323-3 : Exemptions (motos enduro, trial avec licence FFM).
- les articles R.323-14 à R.323-26 : Périodicité, sanctions et agréments.
L’arrêté d’application du 23 octobre 2023 précise les modalités pratiques de mise en œuvre de ce contrôle technique. Ce texte a depuis été modifié à plusieurs reprises, notamment par :
- l’arrêté du 14 février 2025, qui a reporté l’obligation d’équipement en sonomètre au 1er juillet 2025 ;
- l’arrêté du 18 août 2025, qui a renforcé la formation des contrôleurs ;
- l’arrêté du 19 décembre 2025, entré en vigueur le 1er janvier 2026.
Bon à savoir : l’arrêté du 19 décembre 2025 concerne uniquement les professionnels du contrôle technique. Il instaure un délai minimal d’une minute entre la validation informatique et la remise du véhicule, allonge le délai de réparation du sonomètre (14 jours au lieu de 8) et renforce le cadre disciplinaire des centres (amendes administratives, réunion contradictoire obligatoire avant sanction). Ces modifications ne changent rien pour les usagers.
Quels véhicules sont concernés ?
Le contrôle technique concerne tous les véhicules de catégorie L immatriculés :
- L1e : cyclomoteurs 2 roues ≤ 50 cc.
- L2e : cyclomoteurs avec side‑car ≤ 50 cc.
- L3e / L4e : motocycles thermiques ou électriques > 50 cc.
- L5e : tricycles à moteur.
- L6e / L7e : quadricycles légers ou lourds (y compris les voitures sans permis).
⚠️ Contrairement aux exigences européennes qui ne concernent que les véhicules de 125 cc et plus, la France a choisi d’étendre cette obligation à tous les véhicules immatriculés de catégorie L, y compris les cyclomoteurs de catégorie L1e et L2e, inférieurs à 50 cc.
Conformément à l’article R323-3 du Code de la route, certains véhicules sont exemptés du contrôle technique :
- Les véhicules de collection mis en circulation avant le 01/01/1960 ET avec la mention « collection » sur la carte grise.
- Les motos d’enduro ou trial de compétition appartenant aux titulaires d’une licence délivrée par une fédération sportive.
⚠️ Les motos de collection postérieures à 1960 avec carte grise « collection » sont soumises au contrôle tous les 5 ans.
Calendrier de mise en œuvre
Le déroulement du contrôle technique pour les deux-roues motorisés suit un calendrier progressif, précisé dans l’arrêté du 23 octobre 2023. Il tient compte de la date de première immatriculation du véhicule afin d’étaler les premières échéances dans le temps et éviter un engorgement des centres de contrôle.
Échéances passées
- Véhicules immatriculés avant le 1er janvier 2017 : échéance au 31 décembre 2024.
- Véhicules immatriculés entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2019 : échéance en 2025, au plus tard 4 mois après la date anniversaire de première immatriculation.
🚨 En cours en 2026
- Véhicules immatriculés entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2021.
- Délai : au plus tard 4 mois après la date anniversaire de première immatriculation, dans la limite du 31 décembre 2026.
- Exemple : immatriculation le 20/06/2021 → contrôle avant le 20/10/2026.
Années suivantes
- Véhicules immatriculés en 2022 et après : contrôle dans les 6 mois précédant le 5e anniversaire de leur première mise en circulation.
- Exemple : immatriculation le 01/10/2022 → contrôle entre le 01/04/2027 et le 30/09/2027.
Périodicité
- Premier contrôle : dans les 5 ans.
- Contrôles périodiques suivants : tous les 3 ans (ou 5 ans pour les véhicules de collection).
Que vérifie le contrôle technique des deux-roues ?
Le contrôle technique repose sur une grille officielle de 80 points répartis en 8 catégories principales. Chaque anomalie identifiée correspond à l’une des 161 défaillances codifiées par le manuel technique national, selon la nomenclature européenne. Ce contrôle est adapté aux spécificités des motos, scooters, cyclomoteurs et quadricycles.
Catégories des points de contrôle
- Identification du véhicule
- Documents du véhicule
- Plaque d’immatriculation
- Numéros de série
- Équipements de freinage
- Disques et plaquettes de frein
- Système de freinage
- Frein de stationnement
- Direction et maniabilité
- État du guidon
- Direction assistée (si présente)
- Système de direction
- Visibilité
- Rétroviseurs obligatoires
- Pare-brise (si présent)
- Dispositifs de visibilité
- Éclairage et équipements électriques
- Phares avant et arrière
- Feux stop et clignotants
- Batterie et système électrique
- Essieux, roues, pneus et suspension
- État des pneus et profondeur de sculptures
- Roulements de roue
- Amortisseurs et suspension
- Châssis et accessoires
- Carrosserie ou carénage
- Selle et support
- Béquille
- Réservoir
- Nuisances et pollution
- Émissions polluantes
- Niveau sonore (contrôle du bruit d’échappement)
- Vitesse maximale pour les 50cc (vérification qu’elle ne dépasse pas 45 km/h)
Résultats du contrôle technique : types de défaillances
Les anomalies détectées sont classées en trois catégories :
Défaillance mineure
- Conséquences : aucun impact sur la sécurité
- Action : simple mention sur le procès-verbal
- Circulation : autorisée immédiatement
Défaillance majeure
- Conséquences : peut compromettre la sécurité
- Action : contre-visite obligatoire dans les 2 mois
- Circulation : autorisée avec un certificat provisoire
Défaillance critique
- Conséquences : danger immédiat pour la sécurité
- Action : immobilisation obligatoire dans les 24 heures
- Circulation : interdite jusqu’à réparation et contre-visite favorable
Tarifs observés
Le prix du contrôle technique n’est pas réglementé par l’État, chaque centre fixe librement ses tarifs pour les véhicules de catégorie L :
- Fourchette observée : Entre 50 € et 80 €.
- Variations géographiques : Les tarifs peuvent varier significativement selon les régions.
- Prix moyen constaté : Environ 75 €.
En cas de défaillance majeure nécessitant une contre-visite, des frais supplémentaires s’ajoutent au tarif initial.
Sanctions en cas de défaut de contrôle technique
Le défaut de contrôle technique des deux-roues motorisés est une infraction spécifique identifiée par le code NATINF 12522 dans la nomenclature des infractions. Lors d’un contrôle routier par la police ou la gendarmerie, l’absence de contrôle technique valide constitue une contravention de 4e classe.
- Contravention de 4e classe (art. R.323-1)
- Amende forfaitaire de 135 €
- Amende minorée de 90 €
- Amende majorée de 375 €
- Pas de retrait de points
- Immobilisation possible du véhicule jusqu’à ce que le contrôle technique ait été effectué.
Conséquences sur la vente d’un véhicule
Pour toute vente d’un véhicule de plus de 5 ans (moto, scooter, cyclomoteur, quad, voiture sans permis), le vendeur doit fournir :
- un contrôle technique de moins de 6 mois ;
- le procès-verbal du contrôle technique ;
- le certificat de non-gage.
Cette obligation s’applique aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels.
L’absence de contrôle technique lors de la vente peut entraîner :
- l’annulation de la vente par l’acheteur ;
- la responsabilité civile du vendeur en cas d’accident lié à un défaut technique ;
- un recours juridique de l’acheteur contre le vendeur.
Impact sur l'assurance des deux-roues motorisés
Couverture en cas d’accident : la position des assureurs varie selon les circonstances pour tous les véhicules de catégorie L :
- Conducteur non responsable : indemnisation normale même sans contrôle technique.
- Conducteur responsable : les garanties peuvent être limitées selon les conditions du contrat.
- Défaut technique avéré : possible exclusion de garantie si le défaut est à l’origine de l’accident
💡 Il est recommandé de vérifier votre contrat d’assurance pour connaître les clauses relatives au contrôle technique et adapter votre couverture si nécessaire.
Où passer son contrôle technique pour véhicules de catégorie L ?
Seuls les centres agréés par le préfet peuvent effectuer le contrôle technique des véhicules de catégorie L (motos, scooters, cyclomoteurs, quads, voitures sans permis). Le contrôleur doit :
- être titulaire du diplôme de contrôleur technique ;
- disposer d’un agrément délivré par l’État ;
- avoir suivi une formation spécifique aux véhicules deux-roues.
Depuis le 15 avril 2025, tous les centres effectuant le contrôle technique des véhicules de catégorie L doivent disposer d’un agrément définitif spécifique. La période transitoire d’extension d’agrément temporaire (15 avril 2024 – 14 avril 2025) est désormais terminée.
Conseils pratiques :
- Réservez à l’avance : la demande reste forte en 2026 pour les véhicules 2020-2021.
- Vérifiez l’agrément définitif du centre pour les véhicules de catégorie L (plus d’extension temporaire).
- Comparez les tarifs entre plusieurs centres.
Préparez votre véhicule en amont pour éviter les contre-visites.
Préparer son deux-roues au contrôle technique
Pour optimiser vos chances de réussite, voici les points de vigilance essentiels pour tous les véhicules de catégorie L (motos, scooters, cyclomoteurs, quads) :
Éclairage et signalisation :
- Vérifiez le bon fonctionnement de tous les feux ;
- contrôlez l’état des clignotants ;
- nettoyez les optiques.
Freinage :
- Testez l’efficacité des freins avant et arrière ;
- vérifiez l’état des disques et plaquettes ;
- contrôlez le niveau de liquide de frein.
Pneumatiques :
- Vérifiez la profondeur des sculptures (minimum 1,6 mm) ;
- contrôlez la pression des pneus ;
- vérifiez l’absence d’usure anormale.
Équipements obligatoires :
- Rétroviseurs en bon état et bien réglés ;
- plaque d’immatriculation lisible et conforme ;
- éclairage de plaque fonctionnel.
Niveau sonore :
- Échappement d’origine ou homologué ;
- silencieux non percé ;
- catalyseur en place (si prévu d’origine).
Recours et contestations
Vous estimez que le résultat de votre contrôle technique est injustifié ou que certains points ont été mal évalués ? Plusieurs solutions s’offrent à vous pour contester cette décision. Il est important de savoir que vous disposez de droits et de voies de recours légales pour faire valoir votre position.
Démarches possibles :
- Voies de recours : les procédures de contestation sont obligatoirement affichées de manière visible dans chaque centre de contrôle, avec les coordonnées des autorités compétentes.
- Contre-expertise : vous pouvez faire réaliser un nouveau contrôle dans un autre centre agréé pour obtenir un second avis technique.
- Recours administratif : une saisine directe des autorités préfectorales est possible pour signaler un dysfonctionnement ou une anomalie dans la procédure.
Accompagnement juridique : en cas de litige complexe lié au contrôle technique (vente, assurance, sanctions), l’accompagnement d’un avocat expert en droit routier peut s’avérer nécessaire pour défendre vos droits et obtenir réparation. Cette assistance devient particulièrement utile lorsque les enjeux financiers sont importants ou que la contestation porte sur des aspects techniques complexes.
Le contrôle technique des deux-roues motorisés est désormais une obligation bien établie en France. En respectant cette réglementation, vous contribuez à votre sécurité, à celle des autres usagers et à la réduction de la pollution.
Besoin d’une aide juridique ? En cas de litige lié au contrôle technique, Maître Antoine Minier, avocat en droit routier à Carpentras et Avignon, vous accompagne pour défendre vos droits.
F.A.Q. Contrôle technique moto et deux-roues
Non. Le 27 novembre 2025, le Conseil de l’Union européenne a adopté une proposition (et non une directive) permettant aux États membres d’exclure les motos de plus de 125 cm³ du contrôle technique, à condition de mettre en place des mesures alternatives de sécurité routière. Cette proposition ne supprime rien : elle ouvre simplement une possibilité que chaque pays est libre d’appliquer ou non.
De nombreux sites web ont mal interprété la proposition du Conseil de l’UE du 27 novembre 2025, en la présentant comme une suppression effective. Il s’agit d’une désinformation : la proposition ne fait qu’ouvrir une possibilité d’exemption sous conditions strictes, sans rien imposer aux États membres. En France, le contrôle technique reste obligatoire.
À ce jour, la France n’a manifesté aucune intention de supprimer le contrôle technique des deux-roues motorisés. Le dispositif, entré en vigueur le 15 avril 2024, reste pleinement applicable en 2026. Les propriétaires de motos, scooters et cyclomoteurs doivent continuer à respecter leurs échéances de contrôle.
Oui, tous les cyclomoteurs de 50cc et moins (catégorie L1e) sont concernés par le contrôle technique obligatoire depuis avril 2024. Cette obligation française va au-delà des exigences européennes qui ne concernent que les véhicules de 125cc et plus.
Oui, les motos et scooters électriques de toutes puissances sont soumis au contrôle technique au même titre que les véhicules thermiques. Ils appartiennent à la catégorie L et doivent respecter la même périodicité (5 ans puis tous les 3 ans).
Le premier contrôle technique doit être effectué dans les 5 ans suivant la première mise en circulation du véhicule, puis tous les 3 ans par la suite (5 ans pour les véhicules de collection).
Les motos de collection ne sont exemptées que si elles ont été mises en circulation avant le 1er janvier 1960 ET possèdent la mention « collection » sur la carte grise. Les autres motos de collection passent le contrôle tous les 5 ans au lieu de 3 ans.
Oui, les véhicules immatriculés entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2021 doivent passer leur premier contrôle technique en 2026, au plus tard 4 mois après leur date anniversaire d’immatriculation, dans la limite du 31 décembre 2026.
Vous commettez une infraction passible d’une amende de 135€ (code NATINF 12522). Votre véhicule peut également être immobilisé pendant 7 jours avec retrait de la carte grise jusqu’à présentation d’un contrôle technique valide.
Non, même si vous avez pris rendez-vous, vous devez avoir un contrôle technique valide pour circuler. Rouler sans contrôle technique à jour constitue une infraction, même avec une réservation confirmée.
Le prix n’est pas réglementé et varie entre 50 € et 80 € selon les centres et les régions. Le tarif moyen constaté est d’environ 75 €. Le prix est généralement identique pour tous les véhicules de catégorie L (motos, scooters, cyclomoteurs, quads, voitures sans permis), quel que soit leur type ou leur cylindrée. En cas de contre-visite, comptez entre 20 € et 40 € supplémentaires.
Oui, pour tout véhicule de plus de 5 ans, le vendeur doit obligatoirement fournir un contrôle technique de moins de 6 mois lors de la vente. Cette obligation concerne aussi bien les particuliers que les professionnels.
Légalement, le vendeur doit vous fournir un contrôle technique valide pour tout véhicule de plus de 5 ans. Si ce n’est pas le cas, vous pourrez demander l’annulation de la vente ou engager la responsabilité du vendeur.
Non, une moto de 2024 n’ayant pas encore 5 ans n’a pas besoin de contrôle technique pour être vendue. Son premier contrôle devra être effectué vers 2029.
L’infraction (code NATINF 12522) est sanctionnée par :
- une amende forfaitaire de 135€
- une amende minorée de 90€ (paiement sous 15 jours)
- une amende majorée de 375€ (après 45 jours)
- aucun retrait de points sur le permis.
Oui, les forces de l’ordre peuvent immobiliser votre véhicule pendant 7 jours avec retrait de la carte grise. Une fiche de circulation provisoire vous sera remise pour effectuer le contrôle technique.
Cela dépend de votre responsabilité dans l’accident :
- Non responsable : indemnisation normale.
- Responsable : les garanties peuvent être limitées selon votre contrat.
- Défaut technique prouvé : possible exclusion si le défaut a causé l’accident.
Seuls les centres agréés par le préfet peuvent effectuer le contrôle des véhicules de catégorie L. Vérifiez que le centre dispose bien de l’agrément définitif (obligatoire depuis avril 2025) et non plus d’une simple extension temporaire. Le site officiel UTAC permet de localiser les centres par département.
L’arrêté du 19 décembre 2025, entré en vigueur le 1er janvier 2026, concerne exclusivement les professionnels du contrôle technique. Il impose aux centres un délai minimal d’une minute entre la validation informatique et la remise du véhicule, allonge le délai de réparation du sonomètre (14 jours au lieu de 8) et renforce le cadre disciplinaire (amendes administratives, réunion contradictoire obligatoire avant sanction). Pour les usagers, rien ne change : mêmes obligations, mêmes délais, mêmes tarifs.

