Téléphone au volant : au-delà des 135 € et des 3 points, quatorze départements prononcent désormais une suspension de permis pour cette seule infraction, dont le Vaucluse depuis mai 2026. Les durées vont de trois semaines à six mois. Maître Antoine Minier, avocat en droit routier à Carpentras et Avignon, fait le point sur les recours.
Sommaire
- Ce que dit le Code de la route sur le téléphone au volant
- Les sanctions encourues : amende, points et suspension de permis
- Suspension administrative du permis : quatorze départements concernés
- Et les radars capables de détecter le téléphone au volant ?
- Un facteur de risque majeur pour la sécurité routière
- Que peut-on faire (ou pas) avec son téléphone en voiture ?
- Anecdote pédagogique : verbalisé au péage pour avoir payé avec son téléphone
- Peut-on contester une verbalisation ?
- Pourquoi faire appel à un avocat en droit routier ?
- F.A.Q. Téléphone au volant

Ce qu’il faut retenir
- L’usage du téléphone tenu en main au volant est interdit, même à l’arrêt au feu rouge (art. R412-6-1 du Code de la route).
- Sanctions : 135 € d’amende + retrait de 3 points.
- Les oreillettes et écouteurs sont également interdits depuis 2015.
- En cas de cumul avec une autre infraction, rétention immédiate du permis possible.
- Seuls les systèmes intégrés au véhicule (Bluetooth, commande vocale) sont autorisés.
- Au 1er septembre 2026, quatorze départements appliquent la suspension administrative du permis pour le seul usage du téléphone tenu en main, dont le Vaucluse depuis la mi-mai 2026. Les durées vont de quinze jours à six mois selon le département. Cette mesure n’est pas généralisée à l’ensemble du territoire national.
Ce que dit le Code de la route sur le téléphone au volant
Depuis 2003, le Code de la route interdit formellement l’usage du téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en circulation. Cette interdiction est prévue à l’article R412-6-1 du Code de la route :
« L’usage d’un téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en circulation est interdit. »
En 2015, le décret n°2015-743 du 24 juin 2015 est venu étendre cette interdiction aux écouteurs, oreillettes et casques audio, y compris lorsqu’un seul écouteur est utilisé. L’objectif est de limiter toutes formes de distraction auditive pouvant altérer l’attention du conducteur.
Il est à noter que l’infraction peut être constatée même si le véhicule est à l’arrêt temporaire (au feu rouge, dans un embouteillage, etc.), tant qu’il est en situation de circulation sur la voie publique.
Les sanctions encourues : amende, points et suspension de permis
Les sanctions pour usage du téléphone au volant sont loin d’être anodines. Le conducteur s’expose à :
- une amende forfaitaire de 135 € (contravention de 4e classe),
- un retrait de 3 points sur le permis de conduire.
Mais ce n’est pas tout. Depuis le décret n°2020-605 du 18 mai 2020, un dispositif renforcé est prévu en cas de cumul d’infractions. Si l’usage du téléphone est associé à une autre infraction comme :
- le non-respect d’un stop ou d’un feu rouge,
- un excès de vitesse,
- un franchissement de ligne continue…
Alors, une rétention immédiate du permis de conduire peut être prononcée par les forces de l’ordre (article L224-1 du Code de la route).
Suspension administrative du permis : quatorze départements concernés au 1er septembre 2026
Depuis l’automne 2025, un nombre croissant de préfectures durcit l’usage de son pouvoir de suspension administrative pour viser spécifiquement le téléphone tenu en main. Les Landes ont ouvert la voie le 1er novembre 2025. Ils étaient cinq départements à la mi-mai 2026. Ils sont quatorze au 1er septembre 2026, avec l’entrée en vigueur des dispositifs de la Drôme et de la Corrèze.
Sur ces territoires, le simple fait d’être contrôlé téléphone en main peut entraîner une suspension du permis de conduire, sans attendre la décision du tribunal et sans qu’aucune autre infraction ait été commise.
| Département | En vigueur depuis | Durée de suspension | Particularités |
|---|---|---|---|
| Landes (40) | 1er novembre 2025 | Jusqu’à 6 mois | Département pionnier. Plus de 300 permis suspendus en cinq mois |
| Lot-et-Garonne (47) | Février 2026 | Jusqu’à 6 mois | Sensibilisation du 30 décembre 2025 au 1er février 2026 |
| Pas-de-Calais (62) | Février 2026 | 2 mois | Barème départemental révisé par arrêté. Durée doublée pour les professionnels du transport de personnes |
| Charente-Maritime (17) | 1er mai 2026 | Jusqu’à 6 mois | Contribution citoyenne de 200 € reversée aux associations d’aide aux victimes |
| Vaucluse (84) | Mi-mai 2026 | 1 à 6 mois | Vise aussi le port à l’oreille de tout dispositif émettant du son |
| Ardèche (07) | 1er juin 2026 | Jusqu’à 6 mois selon le préfet | Volet du plan départemental « tolérance zéro » |
| La Réunion (974) | 1er juin 2026 | 28 jours | Jusqu’à 2 mois en cas de cumul avec une autre infraction |
| Deux-Sèvres (79) | 15 juin 2026 | 15 jours | Phase pédagogique du 18 mai au 14 juin 2026 |
| Eure-et-Loir (28) | 3 juillet 2026 | 1 mois, 2 mois en récidive | Arrêté portant barème publié au recueil des actes administratifs |
| Indre-et-Loire (37) | 24 juillet 2026 | 1 mois, 2 mois en récidive | 2 mois également en permis probatoire ou en cas d’antécédent de moins de deux ans |
| Haute-Loire (43) | 1er août 2026 | 15 jours | Phase pédagogique du 15 juin au 31 juillet 2026 |
| Yonne (89) | 1er août 2026 | 1 mois, 2 mois en récidive | Arrêté préfectoral du 27 juillet 2026 fixant le barème |
| Drôme (26) | 1er septembre 2026 | 1 mois, 3 mois en récidive | Mois d’août consacré à la pédagogie |
| Corrèze (19) | 1er septembre 2026 | 3 semaines | Récidivistes uniquement, sur une période de trois ans. Sanction automatique |
Deux départements devraient rejoindre la liste. Dans le Puy-de-Dôme, la préfète a annoncé le 3 août 2026 qu’un arrêté était prêt, pour une entrée en vigueur « courant du mois de septembre » et des durées de suspension de quinze jours à six mois (ICI Pays d’Auvergne, 3 août 2026). Plusieurs sites le présentent désormais comme déjà applicable : à la date du 7 septembre 2026, la préfecture n’a publié aucun communiqué annonçant son entrée en vigueur. La prudence commande donc de considérer que le dispositif n’est pas encore entré en vigueur. Dans l’Aisne, la préfète a fait part de son intention sans qu’aucune date ait été arrêtée à ce jour.
Le Vaucluse : ce qui s’applique à Carpentras et à Avignon
Le Vaucluse applique le dispositif depuis la mi-mai 2026. Le communiqué de la préfecture du 5 mai 2026 vise l’usage d’un téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en circulation, mais aussi le port à l’oreille de tout dispositif susceptible d’émettre du son, à l’exception des appareils électroniques correcteurs de surdité. La suspension peut atteindre six mois. Auparavant, elle était limitée à deux mois et supposait une infraction commise simultanément.
La préfecture justifie la mesure par les chiffres de l’année 2025 dans le département : 576 accidents, 35 personnes tuées et 736 blessées, l’inattention étant en cause dans 19 % des accidents. Les conducteurs concernés peuvent se rapprocher d’un avocat en droit du permis de conduire à Avignon pour examiner les suites à donner.
Un fondement juridique commun, des barèmes très inégaux
Sur le plan juridique, ces dispositifs ne créent aucune sanction nouvelle. Ils s’appuient sur l’article L224-7 du Code de la route, qui autorise le représentant de l’État dans le département où l’infraction a été commise, saisi d’un procès-verbal constatant une infraction punie de la peine complémentaire de suspension du permis, à prononcer cette suspension à titre provisoire. L’article L224-8 en fixe le plafond à six mois. Or l’article R412-6-1 du Code de la route, qui interdit la tenue en main d’un téléphone par le conducteur d’un véhicule en circulation, prévoit précisément une peine complémentaire de suspension du permis pour une durée de trois ans au plus.
La nouveauté tient donc à la systématisation, par voie de barèmes départementaux, d’un pouvoir qui existait déjà mais n’était activé qu’en cas de cumul du téléphone avec une autre infraction, depuis la loi du 18 novembre 2019.
Contrairement à ce qu’on lit souvent, ces suspensions départementales ne sont pas une application de la loi RIPOST du 18 août 2026. Les premiers barèmes datent de novembre 2025, et ils reposent sur des articles du Code de la route bien antérieurs. La loi RIPOST a durci d’autres pans du droit routier : elle n’a créé ni ces barèmes départementaux, ni la suspension administrative pour usage du téléphone.
La conséquence est une inégalité territoriale assumée. Pour une infraction strictement identique, un conducteur perd son permis quinze jours dans les Deux-Sèvres ou en Haute-Loire, trois semaines en Corrèze, un mois en Eure-et-Loir, et jusqu’à six mois en Vaucluse ou en Charente-Maritime. Les conditions elles-mêmes diffèrent : la Corrèze ne vise que les conducteurs en situation de récidive sur une période de trois ans, quand la plupart des autres départements sanctionnent dès la première infraction. Plusieurs barèmes prévoient par ailleurs une durée doublée pour les professionnels du transport de personnes, taxis, VTC, ambulanciers, conducteurs de car et enseignants de la conduite.
Un point mérite d’être souligné : c’est le lieu de l’infraction qui commande, pas le domicile du conducteur ni le département d’immatriculation du véhicule. L’article L224-7 désigne le préfet du département où l’infraction a été commise. Un automobiliste vauclusien contrôlé dans un département non concerné n’encourt que l’amende et le retrait de points, et inversement.
Aucune généralisation nationale n’a été décidée à ce jour. Dans les départements non concernés, le régime de droit commun reste applicable : amende forfaitaire de 135 €, retrait de trois points, et suspension uniquement en cas de cumul avec une autre infraction.
Quels recours contre une suspension administrative ?
La suspension administrative est un acte du préfet. Elle se conteste devant le juge administratif, et non devant le tribunal de police qui jugera l’infraction elle-même. Trois voies peuvent être mobilisées, souvent de façon combinée :
- le recours gracieux auprès du préfet, pour faire valoir un vice de procédure, une erreur d’appréciation ou des conséquences disproportionnées sur la vie professionnelle ;
- le référé-suspension devant le tribunal administratif — le Tribunal administratif de Nîmes pour les arrêtés du préfet de Vaucluse —, qui suppose une situation d’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision ;
- le recours en annulation, dans le délai de deux mois suivant la notification.
Le moyen le plus solide : l’absence de procédure contradictoire
Reste à savoir sur quel moyen fonder le recours. Une décision du Conseil d’État y répond directement, et elle reste peu connue.
Par un arrêt du 24 mai 2024 (n° 474548), le Conseil d’État a jugé que la décision par laquelle le préfet suspend un permis sur le fondement de l’article L224-7 du Code de la route est une mesure de police soumise au respect d’une procédure contradictoire préalable (article L121-1 du Code des relations entre le public et l’administration). En l’absence de procédure particulière organisée par les textes, le préfet doit informer le conducteur de son intention de suspendre son permis et de la possibilité qui lui est offerte de présenter des observations.
L’affaire concernait un conducteur en permis probatoire, contrôlé sans aucune autre infraction, dont le dépistage salivaire s’était révélé positif au cannabis. Le préfet du Finistère avait suspendu son permis six mois par un arrêté pris dix jours après le contrôle. Le Conseil d’État a écarté l’urgence — celle-ci ne dispense du contradictoire que si différer la mesure « créerait des risques graves » pour le conducteur ou pour les tiers —, annulé l’arrêté, et enjoint au ministre de l’Intérieur d’effacer la mention de la suspension du relevé intégral d’information dans un délai d’un mois.
La transposition au téléphone au volant est immédiate. Une contravention constatée sans accident, sans autre infraction, suivie d’un arrêté notifié plusieurs jours plus tard, place le conducteur dans une situation de même nature. Si l’urgence n’était pas caractérisée pour un dépistage positif aux stupéfiants, elle l’est difficilement pour un téléphone.
Un second grief mérite d’être examiné. L’article L224-7 dispose que le préfet « peut » suspendre : il n’a pas compétence liée. Un barème appliqué mécaniquement, sans considération de la situation personnelle du conducteur, expose l’arrêté à la critique du défaut d’examen particulier de la situation.
Ces moyens trouvent leur pleine portée dans le référé-suspension : l’absence de procédure contradictoire préalable constitue précisément le doute sérieux exigé par l’article L521-1 du Code de justice administrative.
Les délais sont courts et la durée de la suspension est souvent inférieure au temps nécessaire à un jugement au fond. La réactivité est donc déterminante, en particulier lorsque le permis est un outil de travail, hypothèse dans laquelle se pose la question de l’aménagement de la mesure, souvent évoquée sous le nom de permis blanc.
Et les radars capables de détecter le téléphone au volant ?
Fin 2025, plusieurs médias ont annoncé le déploiement imminent de radars dotés d’intelligence artificielle, capables de détecter automatiquement l’usage du téléphone au volant ou le défaut de port de la ceinture de sécurité.
En réalité, ces dispositifs — notamment les radars Mesta Fusion 2 — sont encore en phase de tests. Aucun arrêté d’homologation n’a été publié au Journal officiel à ce jour. La Sécurité routière a d’ailleurs démenti les informations relayées par certains médias fin 2025.
Le déploiement opérationnel de ces radars intelligents est envisagé courant 2026, après validation des homologations techniques nécessaires. En attendant, la constatation de l’infraction repose exclusivement sur le contrôle visuel par un agent assermenté.
Un facteur de risque majeur pour la sécurité routière
Au-delà de l’aspect répressif, l’usage du téléphone au volant est un facteur de distraction extrêmement dangereux. Selon les données de la Sécurité routière, utiliser son téléphone en conduisant :
- multiplie par 3 le risque d’accident,
- réduit le champ visuel de 30 %
- allonge le temps de réaction de plusieurs secondes, parfois fatal.
Lire un SMS ou consulter un message pendant 5 secondes revient à parcourir plus de 70 mètres à 50 km/h sans regarder la route.
Cette pratique dangereuse est désormais à l’origine de près d’un accident corporel sur 10, faisant du téléphone l’une des principales causes d’accidents sur la route avec la vitesse et l’alcool.
Que peut-on faire (ou pas) avec son téléphone en voiture ?
Tous les usages ne sont pas interdits, mais il faut être très prudent. Voici un récapitulatif synthétique des situations les plus courantes :
| Usage | Autorisé ? | Sanction ? |
|---|---|---|
| Téléphone tenu en main | ❌ Non | 135 € + 3 points |
| Kit mains libres Bluetooth intégré au véhicule | ✅ Oui | Aucune |
| Écouteurs ou oreillettes (même un seul) | ❌ Non | 135 € + 3 points (depuis 2015) |
| Lecture de SMS | ❌ Non | 135 € + 3 points |
| Téléphoner à l’arrêt (feu, bouchon) | ❌ Non | 135 € + 3 points |
| Manipuler l’application GPS du téléphone | ❌ Non | Usage du téléphone interdit 135 € + 3 points |
| Système vocal via écran intégré | ✅ Oui | Autorisé si aucune manipulation |
Anecdote pédagogique : verbalisé au péage pour avoir payé avec son téléphone
En janvier 2025, un influenceur TikTok a affirmé avoir été verbalisé pour avoir payé son passage au péage avec son smartphone via Apple Pay. Selon son témoignage, il aurait reçu une amende de 90 € (minorée) et un retrait de 3 points sur son permis.
Cette vidéo, visionnée près de 5 millions de fois, a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux et a même suscité une réaction du Président Emmanuel Macron sur TikTok :
« Je crois qu’en 2025, on doit pouvoir payer au péage avec son téléphone (…) J’ai passé le dossier au ministre de l’Intérieur et on va collectivement régler ça. Merci pour l’alerte ! »
Cependant, cette affaire fait débat. Plusieurs avocats en droit routier ont contesté la véracité des faits, et les forces de l’ordre n’ont trouvé aucune trace de cette verbalisation. L’influenceur interrogé par les médias s’est montré évasif quant aux preuves de sa contravention.
Pourquoi cette réaction ? Parce que juridiquement, même à l’arrêt au péage, un véhicule est considéré comme étant « en circulation » tant que le moteur tourne. L’article R412-6-1 du Code de la route s’applique donc théoriquement, même pour un paiement sans contact.
Cette polémique soulève une question légitime : l’application stricte de la loi doit-elle primer sur l’esprit de la loi ? La sécurité routière reste une priorité absolue, mais la verbalisation pour un geste aussi anodin qu’un paiement sans contact de quelques secondes peut sembler disproportionnée.
À ce jour, aucune réforme n’a été adoptée : l’usage du téléphone en main reste officiellement interdit, y compris pour payer au péage. Cette affaire, qu’elle soit avérée ou non, illustre parfaitement le décalage entre l’évolution technologique des moyens de paiement et la rigidité de certaines interprétations du Code de la route.
C’est précisément dans ces zones grises que l’intervention d’un avocat en droit routier prend tout son sens. Il ne s’agit pas de contourner la loi, mais de la faire appliquer intelligemment, en tenant compte du contexte, des usages sociétaux, et de l’éventuelle disproportion entre l’infraction technique et la finalité de sécurité routière.
Peut-on contester une verbalisation ?
Oui, dans certains cas, la verbalisation peut être contestée. Il faut pour cela analyser les circonstances et la preuve retenue :
- Dans la majorité des cas, l’infraction est constatée visuellement par un agent assermenté. Cependant, il reste possible de contester le procès-verbal d’infraction si les éléments matériels de l’infraction n’y figurent pas.
- Confusion possible avec un autre objet (télécommande, GPS).
- Situation à l’arrêt total et moteur coupé.
Des éléments de défense peuvent appuyer votre contestation : témoignages de passagers, vidéos embarquées (dashcam), incohérences dans le procès-verbal, etc.
Un avocat en droit routier peut vous accompagner pour :
- analyser la régularité du procès-verbal,
- identifier un vice de procédure,
- saisir le tribunal de police si nécessaire.
Pourquoi faire appel à un avocat en droit routier ?
En cas de verbalisation pour téléphone au volant, l’intervention d’un avocat peut permettre :
- d’éviter une perte de points injustifiée ;
- de contester une suspension administrative du permis ;
- de bénéficier d’une assistance devant le tribunal.
À Carpentras, Avignon et dans tout le ressort de la Cour d’appel de Nîmes, Maître Antoine Minier défend vos droits avec rigueur et expérience. Il analyse votre dossier en profondeur et met en place la stratégie la plus efficace pour protéger votre permis.
Besoin de contester une verbalisation ou une suspension pour téléphone au volant ? N’attendez pas de perdre votre permis. Maître Antoine Minier vous accompagne depuis ses cabinets de Carpentras et d’Avignon, aussi bien pour contester un avis de contravention que pour attaquer un arrêté de suspension devant le juge administratif. Les délais sont brefs : deux mois pour saisir le tribunal administratif, et bien moins si la mesure doit être suspendue en référé avant d’avoir produit tous ses effets.
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F.A.Q. Téléphone au volant
Peut-on téléphoner en conduisant avec un kit mains libres ?
Oui, à condition qu’il s’agisse d’un système intégré au véhicule ou d’un dispositif Bluetooth autonome (type autoradio ou commande vocale). Les kits filaires, oreillettes, écouteurs ou casques audio sont interdits, même avec un seul écouteur.
Est-ce que je peux utiliser mon téléphone à l’arrêt, par exemple au feu rouge ?
Non. Même à l’arrêt temporaire (feu rouge, embouteillage, stop…), vous êtes considéré en situation de circulation au regard du Code de la route. L’usage du téléphone tenu en main reste interdit dans ces cas-là.
Quels sont les risques si je suis verbalisé ?
Vous encourez une amende de 135 € et un retrait de 3 points sur votre permis. En cas de cumul avec une autre infraction (ex. : franchissement de ligne continue), une rétention immédiate du permis est également possible.
Le téléphone au volant peut-il entraîner la suspension immédiate de mon permis ?
Oui, dans quatorze départements au 1er septembre 2026, dont le Vaucluse. Les préfets y appliquent, sur le fondement des articles L224-7 et L224-8 du Code de la route, un dispositif permettant la suspension administrative du permis de conduire pour le seul usage du téléphone tenu en main, sans attendre la décision du tribunal. La durée varie selon le département, de quinze jours à six mois. Partout ailleurs, la sanction reste limitée à 135 € d’amende et 3 points retirés, sauf cumul avec une autre infraction.
Combien de temps dure la suspension pour téléphone au volant ?
Tout dépend du département où l’infraction a été constatée. Au 1er septembre 2026, les durées vont de quinze jours dans les Deux-Sèvres ou en Haute-Loire à six mois en Vaucluse, en Charente-Maritime, dans les Landes, en Lot-et-Garonne et en Ardèche. Plusieurs barèmes prévoient une durée majorée en cas de récidive ou pour les professionnels du transport de personnes. Le plafond légal est de six mois (article L224-8 du Code de la route). Cette suspension administrative ne préjuge pas de la décision du tribunal de police. Elle cesse d’avoir effet dès qu’une décision judiciaire restreignant le droit de conduire devient exécutoire, et sa durée s’impute sur celle de la peine. Surtout, elle est considérée comme non avenue en cas de relaxe, de non-lieu, ou si le tribunal ne prononce finalement aucune mesure restrictive (article L224-9 du Code de la route).
Puis-je conduire pendant la suspension de mon permis ?
Non. Conduire malgré la notification d’une suspension est un délit puni de deux ans d’emprisonnement et de 4 500 € d’amende (article L224-16 du Code de la route), assorti d’une réduction de plein droit de la moitié du nombre maximal de points. La confiscation du véhicule, en principe obligatoire pour ce délit, ne l’est précisément pas lorsqu’il fait suite à une suspension administrative de ce type. Aucun aménagement n’est acquis de plein droit. En revanche, vous pouvez saisir le préfet d’un recours gracieux faisant valoir les conséquences professionnelles de la mesure, ou demander au tribunal administratif la suspension de l’arrêté en référé. L’aménagement souvent appelé permis blanc obéit, lui, à des conditions strictes.
Je conduis dans un département où la suspension s’applique, mais je n’y habite pas. Suis-je concerné ?
Oui. C’est le lieu de constatation de l’infraction qui détermine le régime applicable, pas votre domicile ni le département d’immatriculation du véhicule. L’article L224-7 du Code de la route désigne le préfet du département où l’infraction a été commise. Un conducteur contrôlé téléphone en main en Vaucluse relève donc du barème vauclusien, quel que soit son lieu de résidence.
Peut-on contester une verbalisation pour téléphone au volant ?
Oui, des éléments comme des témoignages, une dashcam ou un procès-verbal imprécis peuvent permettre d’obtenir un classement sans suite ou une relaxe.
L’utilisation d’un smartphone comme moyen de paiement (péage, drive…) est-elle autorisée ?
Non, pas si vous tenez le téléphone en main. Même pour un paiement sans contact rapide, vous risquez une verbalisation. En janvier 2025, une affaire largement relayée sur les réseaux sociaux a illustré cette problématique, bien que la véracité des faits ait été contestée par plusieurs avocats spécialisés. Cette polémique a néanmoins confirmé que l’application stricte de la loi reste en vigueur : à ce jour, aucune exception n’existe pour le paiement au péage, y compris avec Apple Pay ou Google Pay.
Les radars peuvent-ils détecter automatiquement l’usage du téléphone au volant ?
Pas encore. Des radars dotés d’intelligence artificielle (Mesta Fusion 2) sont en phase de tests, mais aucun arrêté d’homologation n’a été publié au Journal officiel. Leur déploiement opérationnel est envisagé courant 2026. En attendant, l’infraction ne peut être constatée que visuellement par un agent assermenté. Consultez notre article sur les radars intelligents pour en savoir plus.

